Alors que se multiplient les plans drastiques dans de nombreuses Enseignes et réseaux de points de vente, je suis atterré par les déclarations qui les accompagnent même si souvent elles proviennent de membres de Comité de Direction débarqués ou d’actionnaires insatisfaits de leur retour sur investissement. Si les mutations dans de nombreux secteurs sont de plus en plus rapides nécessitant la même adaptabilité des organisations mais également des hommes et des femmes qui les composent, il est important de revenir à certains principes de base qu’il est bon de rappeler dans la relation management-actionnaire:

1 Avoir une communication constante

Il faut échanger sur le devenir de l’Entreprise le plus souvent possible. De nombreux CEO se réfugient derrière une peudo-indépendance vis à vis de l’actionnaire mettant en cause de leurs supposées compétences pour justifier une communication à minima, les actionnaires faisant de même, donnant rendez-vous au management dans des Conseils d’administration de plus en plus attendus et souvent tendus. Erreur!! Quand la fréquence dans la communication est élevée , les 2 parties en bénéficient. Un chef d’Enterprise ou un CEO qui fait preuve d’ouverture et de transparence rassurent ses actionnaires. Tous les canaux sont conseillés bien sur , que ce soit l’invitation à un comité de direction, les assemblées générales, les appels téléphoniques, les déjeuners informels, tous ces moments visant à enrichir, compléter, augmenter la relation nécessaire entre ces acteurs majeurs de la vie de l’entreprise. J’ai même une bonne ou une mauvaise nouvelle pour vous, si vous avez la chance comme je le fais régulièrement de travailler avec des actionnaires dans les Emirats, en Chine, aux Usa vous aurez la chance de vous rendre compte de l’importance de l’échange et de la confiance dans la relation management-actionnaire.

2 Faire preuve d’engagement

La relation sera d’autant plus forte que les 2 parties démontrent leur appartenance à une communauté ou disposent d’une connaissance du secteur concerné. L’exemple actuel de nombreux actionnaires qui se sont brulés les doigts dans des investissements importants dans des secteurs comme le retail par méconnaissance ( en dehors de l’analyse financière liée aux ratios extraits de la due diligence) est frappant au même titre que la valse de CEO devant  » sortir » du résultat dans des délais de plus en plus courts et qui prononcent tous les phrases habituelles comme  » Nous allons repenser l’entreprise, la rendre agile, etc ». La connaissance d’un secteur, des ces codes, des ces acteurs permet de limiter les tensions par méconnaissance et permet aux 2 partenaires de se sentir engagés dans la durée et surtout l’un envers l’autre. Partager des connaissances ou des valeurs communes comme le disent, Champenois, Devigne et Puyou dans leur article des Echos sur les « façons de réduire les tensions entre entrepreneurs et investisseurs », permet de rendre le comportement de chacun plus comprehensible, plus prévisible.

3 Renforcer le focus opérationnel

Face à des difficultés voir des évènements menaçants, les dirigeants et les investisseurs doivent agir de concert. » Le management doit être concentré sur la mise en place de solutions opérationnelles pragmatiques et ciblées, l’actionnaire ou l’investisseur se rendant disponible, soutenant le management et lui donnant des conseils avec le recul nécessaire ». Cette collaboration débouche sur une assurance voir une réassurance permettant de réduire les tensions de façon significative.

4 Prendre les décisions difficiles

Les 2 parties doivent être prêts à prendre les décisions qui servent le bien de l’Entreprise et qui parfois ne vont pas pourtant dans le sens de leurs intérêts ou désirs individuels immédiats. Quand un partenaire agit pour le bien commun en faisant des concessions, il démontre sa loyauté envers l’autre et un tel comportement renforce également sa confiance et l’appréciation mutuelle.

En conclusion ces éléments semblent basiques et cette relation management-investisseur est souvent complexe et propre à l’entreprise, à son historique, à son secteur mais le fait de se poser la question sur ces 4 points est utile. Si votre relation couvre ces 4 points positivement, félicitation. Dans la cas contraire il n’est jamais trop tard pour changer, évoluer.

Sources: Article de C.Champenois-M.Devigne- F.R Puyou Les Echos- Guy-Marc Beaude Wise Managementhttps://scamquestra.com/17-dokazatelsta-i-probely-afery-15.html

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